Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

POLITIQUE

Dans ce communiqué de presse, l’opposition politique donne sa lecture sur la double attaque de Pama qui a causé la mort de 7 militaires et blessé 6. Pour elle, l’armée nationale a suffisamment saigné et il est temps que le gouvernement pose « des actes concrets, qui démontrent leur volonté et leur capacité à bouter l’ennemi  hors de nos frontières ».

L’Opposition politique burkinabè a appris avec une grande consternation, qu’une attaque contre les forces de défense et de sécurité (FDS) sur l’axe Fada-Pama a fait le lundi 27 août 2018 sept morts et six blessés. 

L’Opposition présente ses vives condoléances aux familles éplorées, ainsi qu’à la grande famille des militaires et paramilitaires. Elle souhaite un prompt et total rétablissement aux blessés. 

Elle félicite nos FDS pour leur bravoure et leur sacrifice au service de la nation.

L’Opposition politique note avec tristesse que dans ce mois d’août, les attaques contre nos forces de défense et de sécurité se sont multipliées, endeuillant toute la nation. 

Les Burkinabè espéraient que le pouvoir du MPP, tirant les leçons des attaques terroristes enregistrées depuis son avènement,  avait suffisamment eu du temps pour dérouler une stratégie et déployer les moyens nécessaires permettant à nos braves soldats de contrer nos ennemis. Ils  découvrent avec effarement que, malheureusement, les choses s’empirent. Alors qu’au début  les attaques concernaient uniquement le nord, elles ont vite gagné l’est et se propagent maintenant sur tout le territoire.  

Que se passe-t-il ?   Le gouvernement s’est il endormi sur ses lauriers ? A-t-il baissé la garde ? Que nous vaut ce  regain de tension et l’étalage de ces  nouvelles stratégies meurtrières mises au point par les terroristes et dont nos enfants payent le lourd prix ?

Comme toujours, l’opposition politique ne manquera pas de répondre présent au  devoir d’union sacrée, que commande la situation. Mais le devoir d’unité nationale ne nous empêchera pas  de  poser les questions qui fâchent : le pouvoir du MPP est -il à la hauteur du combat que nous devons mener contre ces ennemis de la nation ? Met- il tout en œuvre pour cela ? A-t-il pris la pleine mesure de la situation sécuritaire du pays et est -il pleinement conscient de l’enjeu ? Donne-t-il les moyens adéquats  à nos FDS ? A-t-il bien  réorganisé nos services de renseignement ? S’occupe-t-il comme il se doit du moral de nos troupes ?

Les  Burkinabè se posent ces questions, et  sont gagnés par le doute, eux qui assistent impuissants aux mêmes scènes pénibles d’enterrement suivis de décoration à titre posthume de jeunes à peine sortis de l’adolescence, arrachés brutalement à l’affection de leurs familles par la barbarie terroriste.

Notre armée a suffisamment saigné, et nos populations ont suffisamment été endeuillées. Au-delà des condamnations verbales et des pleurnicheries  officielles, les Burkinabè attendent du   Président du Faso, Chef suprême des armées, et de son gouvernement, un véritable sursaut d’orgueil, et des actes concrets, qui démontrent leur volonté et leur capacité à bouter l’ennemi  hors de nos frontières. 

Les Burkinabè peuvent compter sur  l’Opposition politique, pour continuer d’interpeller vigoureusement le gouvernement sur cette question de la sécurité nationale, car  il  est plus qu’urgent d’arrêter l’hémorragie et la remise en cause de notre intégrité territoriale. 

 

Ouagadougou, le 28 août 2018

Le Chef de file de l’Opposition 

Zéphirin DIABRE

 

 

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir